Un nouvel horizon pour les transitions : Conclusion par Jean-Paul DELEVOYE

Par Jean-Paul Delevoye, ancien Président du CESE (Conseil économique, social, environnemental)

 

On voit bien qu'aujourd'hui que l'épanouissement peut être un élément extrêmement important de la stabilité des peuples. Boris Cyrulnik ne cesse d'attirer notre attention sur le fait de dire qu’aujourd'hui l'inné n'a plus d'importance, que c'est l'environnement dans lequel on place l'individu qui crée sa capacité à être heureux, à être en empathie avec l'autre, à partager avec l'autre, à retrouver le sens de l'altérité.

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Et l'on voit bien que, paradoxalement, l'écologie ne sera pas prioritairement tournée sur la préservation de l’environnement, mais qu’elle devrait être concentrée sur la capacité à modifier les comportements de chaque individu, avec une perception très forte de sa responsabilité par rapport à l'autre, par rapport à soi-même, pour être un acteur de la préservation de son environnement, pour nourrir son épanouissement et faire en sorte, qu'in fine, la protection de la nature soit directement liée à sa volonté et non pas à son devoir.

Je trouve qu'aujourd'hui est un moment extrêmement  important, dans lequel les gens sont perdus, les politiques sont perdus, les religions sont perdues… Et donc c'est un moment fascinant parce que Schumpeter est en train de prendre le dessus et que la reconstruction doit être absolument prioritaire. Mais à une seule condition - et ça c'est notre responsabilité - que la promesse du futur, la gourmandise du futur soit nourrie par l'émerveillement du présent et que l'on puisse à chaque fois avoir des démarches qui consistent à dire que la promesse du futur sera largement supérieure à la perte de ce  que l'on doit remettre en cause pour le nourrir. Et je crois que nos concitoyens sont prêts à ça : je n'ai jamais vu autant d'engagement citoyen, d'hommes et de femmes qui veulent se sentir responsables.

Enfin, Martin Luther-King n'a pas dit « j’ai un plan » mais « j’ai  un rêve ». Les États comme les entreprises sont des êtres vivants : il faut travailler avec de la psychologie, de la biologie, avec beaucoup d’affectif et donc faire confiance à la nature et faire confiance à l'homme. C'est un des plus beaux projets politiques que je connaisse...

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